Pato, la nouvelle star

                                                                           Pato, la nouvelle star
Alexandre Rodrigues Da Silva, dit Pato. Il va certainement falloir retenir ce nom, tant le jeune prodige brésilien est présenté comme la future star du football mondial. Son arrivée au Milan AC a d'ailleurs fait grand bruit. Le club lombard, pas forcément le plus dépensier sur le marché des transferts, n'a pas hésité à débourser 22 millions d'euros pour s'attacher les services d'un joueur qui n'avait alors que 17 ans. C'est d'ailleurs pourquoi le Brésilien n'a pas pu débuter la saison avec son club, la loi interdisant le recrutement des joueurs non communautaires s'ils sont encore mineurs. Majeur depuis septembre, Pato (qui signifie canard en portugais) a donc dû attendre le mercato d'hiver pour pouvoir être aligné par son nouveau club. Et il n'a pas tardé à répondre aux attentes, énormes, placées en lui.

Déjà buteur lors de son premier match, une victoire face à Naples (5-2), l'ancien joueur de l'Internacional Porto Alegre s'est encore montré décisif dimanche dernier face au Genoa en inscrivant les deux buts de la victoire lombarde (2-0). De quoi déclencher l'enthousiasme, y compris celui de son entraîneur. "Pato a débloqué le match, s'est félicité l'entraîneur milanais Carlo Ancelotti sur Sky Sports. C'est un jeune garçon, et on peut comprendre qu'il n'ait pas encore le sang froid et la lucidité qui viennent avec l'expérience, mais il a du talent".

Berlusconi "abasourdi"

L'ancien milieu rossonero, d'ordinaire plus réservé, ne tarit pas d'éloge sur son attaquant. "Il avait une telle volonté de jouer parce qu'il était arrêté depuis six mois et cela lui pesait. Mais il a su vivre cela (ses débuts, ndlr) avec une extrême tranquillité. Il a montré tout ce qu'il savait faire, sa vélocité, sa coordination et sa rapidité à frapper", souligne encore l'entraîneur du Milan AC. L'encadrement et les joueurs milanais sont également unanimes sur la valeur de Pato. "Je n'ai pas assisté personnellement aux entraînements de Pato, mais on m'a fait une cassette. Je suis resté émerveillé, abasourdi. J'ai déjà ressenti la même chose une seule fois, il y a quelques années. On m'avait fait une cassette des buts de Van Basten", avait ainsi affirmé Silvio Berlusconi, le président du club lombard, avant même les débuts de sa nouvelle recrue.

"Sua Emittenza" n'est pas le seul à se livrer au jeu des comparaisons. "C'est lui le nouveau Ronaldo", estime notamment son Ballon d'Or de compatriote, Kakà. "Techniquement, il est très fort (...). Et puis, à 18 ans, il a déjà une puissance physique impressionnante", affirme pour sa part le capitaine rossonero Paolo Maldini. N'en jetez plus, la coupe est pleine. En quelques semaines, Pato a convaincu tout le monde au Milan AC. Longtemps intéressé, le club lombard a même renoncé à recruter Ronaldinho. Pour ne pas faire d'ombre à la nouvelle coqueluche de San Siro.

Encensé par tous, Pato a suscite des attentes qui peuvent paraître incompatibles avec son jeune âge. Rares sont les joueurs qui ont un statut de titulaire au Milan AC à seulement 18 ans, qui plus est dès leur arrivée au club. Pour l'instant, le prodige brésilien donne totale satisfaction. Son association avec ses compatriotes Kakà et Ronaldo, dans un trio baptisé "Ka-Pa-Ro" en référence au mythique "Gre-No-Li" (Gren, Nordahl et Liedholm, les trois attaquants suédois qui firent le bonheur de l'équipe lombarde dans les années 50), fait déjà trembler toute l'Italie. Ce qui ne déstabilise pas la nouvelle star milanaise pour autant. "Je suis prêt à débuter. C'est évident, il y a un peu d'émotion, mais, de nature, je suis tranquille. Je ne sens pas de pression", déclarait-il avant ses débuts face à Naples. Depuis, on ne parle plus que de lui sur la Botte. Et ce n'est certainement pas fini.

# Postato giovedì 31 gennaio 2008 06:54

Kakà à juste titre

Kakà à juste titre
Déterminant dans le succès du Milan AC en Ligue des Champions, Kakà a logiquement remporté le Ballon d'Or 2007. Agé de 25 ans, le milieu offensif brésilien est récompensé pour son talent et sa régularité. Mais surtout sa faculté à être décisif dans les moments importants.

Il était écrit qu'un joueur du Milan AC remporterait le Ballon d'Or 2007. Année impaire oblige, l'absence de compétitions internationales donne trop d'exposition médiatique à la Ligue des Champions pour que l'un de ses vainqueurs ne se voit pas décerné la récompense suprême dont tous les footballeurs rêvent. Il était cependant difficile de ressortir une individualité du formidable collectif rossonero. Kakà a été celle-ci, au détriment d'Andrea Pirlo, peut-être l'élément le plus important de la machine milanaise, ou de Paolo Maldini, dont le palmarès et la longévité forcent le respect de tous. Il n'aurait pas été usurpé de voir un de ces deux joueurs sacré cette année. Mais le Brésilien, si brillant tout au long de la saison, si décisif en Ligue des Champions, était définitivement au-dessus du lot.

Son sacre, annoncé depuis plusieurs semaines, n'est une surprise pour personne. Il fait même l'unanimité au sein de sa propre équipe. "Rien n'est encore officiel, mais je serai stupéfait s'il ne remportait pas le Ballon d'or", affirmait notamment son président, Silvio Berlusconi, deux semaines avant le verdict. "Kakà a vraiment fait des choses stratosphériques, avec ses coups de maître, il touche l'imagination des passionnés de football", estime l'ancien chef du gouvernement italien.

Impossible de lui donner tort. Cette saison, Kakà a éclaboussé la Ligue des Champions de toute sa classe, terminant meilleur buteur de la compétition avec dix réalisations. Une performance d'autant plus spectaculaire que le Brésilien n'est pas un attaquant. Il est donc plutôt amené à se trouver à la création des actions qu'à la finition. Mais Kakà a surtout impressionné par sa faculté à se montrer décisif dans les moments importants. Deux buts à Old Trafford et un à San Siro pour faire plier Manchester United en demi-finale, ainsi qu'une passe décisive délivrée à Filippo Inzaghi en finale face à Liverpool, ont joué un rôle capital dans l'attribution de son Ballon d'Or.

# Postato martedì 18 dicembre 2007 14:21

Benzema, le Phénomène

Benzema, le Phénomène
Auteur d'un doublé en trois minutes face aux Glasgow Rangers (0-3), Karim Benzema a éclaté aux yeux de l'Europe à Ibrox Park. Meilleur buteur de L1 et avenir de l'équipe de France, l'attaquant lyonnais a franchi un nouveau cap. A bientôt 20 ans, il a déjà tout d'un grand.

"Karim a fait un match incroyable. Il a été décisif à un moment crucial de la rencontre". "Karim a été géant" . Alain Perrin et Jean-Michel Aulas ne s'y trompent pas. A Ibrox Park, Karim Benzema a crevé l'écran en inscrivant un doublé décisif en trois minutes. Avant cela, il avait d'abord provoqué l'ouverture du score, McGregor ne pouvant que repousser son centre sur Govou (16e). Mais l'attaquant aurait également pu être le héros malheureux de la soirée. A la 79e minute, il loupe le but du K-O. Parti seul au but, il efface le gardien écossais mais voit sa frappe repoussée sur la ligne par Naismith. Sur le contre, Darcheville aurait même pu ruiner les espoirs lyonnais si son tir n'avait pas trouvé la barre transversale. Un but qui aurait fait couler beaucoup d'encre. Mais il n'en fut rien et Benzema a pu offrir à l'OL sa 5e qualification consécutive pour les 8e de finale.

Il faut dire que "Bigbenz" n'est pas du genre à douter. Beaucoup auraient cogité à sa place après un tel raté. "Marquer, c'est mon job. J'ai un rôle de buteur, j'ai pris mes responsabilités mais c'est tout l'équipe qui a été présente , préfère-t-il relativiser. C'est vrai que c'est une grosse occasion gâchée, surtout qu'ils ont la possibilité de marquer derrière. Mais j'ai gardé le moral, ce qui m'a permis de marquer ensuite mes buts". Même l'ambiance surchauffée d'Ibrox Park n'a pas été de nature à intimider celui a décidément déjà tout d'un grand : " Jouer dans une telle ambiance est difficile, il ne faut pas louper les occasions que l'on a (...) Mais je me suis concentré sur mon match et je n'ai pas franchement ressenti de pression particulière". Vous avez dit serein ?

"C'est l'ère Benzema"

Dès lors, il n'est pas étonnant qu'on l'annonce déjà chez les plus grands d'Europe. Le Milan AC, l'Inter ou encore le Real Madrid seraient prêts à débourser 30 millions d'euros pour l'attirer. "Je suis sous contrat à Lyon jusqu'en 2012 et j'ai encore des choses à faire ici", calme le natif de Bron. De toute façon, pour Jean-Michel Aulas, il est hors de question de laisser partir son joyau : "Benzema et Ben Arfa resteront à l'OL jusqu'à ce que nous gagnions cette Coupe d'Europe". Car Lyon sait qu'il tient dans ses rangs un talent comme le football français n'en a pas connu depuis longtemps. "Aujourd'hui, c'est l'ère Benzema, annonce Sonny Anderson. Il a tous les talents : l'adresse, la tête froide pour supporter la pression et il est tous les jours à fond à l'entraînement". Lyon, à qui l'on reprochait l'absence d'un attaquant de classe internationale, l'avait finalement sous le nez...

Rq : Un duo Benzema / Pato en attaque des rossoneri ca serait top!

# Postato martedì 18 dicembre 2007 14:15

Kakà cumule

Kakà cumule
Déjà sacré Ballon d'Or France Football 2007, Kakà, milieu offensif du Milan AC, a reçu le titre de joueur de l'année par la FIFA. Une récompense qui vient couronner une année faste pour le Brésilien.

Sans surprise. Le titre de joueur de l'année désigné par la FIFA ne pouvait lui échapper. Lui, déjà désigné Ballon d'Or France Football 2007, lui, vainqueur et meilleur buteur de la dernière Ligue des Champions. Kakà, cette année, fut seul au monde. En témoigne l'écart qui le sépare de ses poursuivants selon les votes des sélectionneurs et des capitaines des équipes nationales. Le Brésilien, avec 179 points, devance facilement l'Argentin Lionel Messi, deuxième (40 pts), et le Portugais Cristiano Ronaldo, troisième (39 pts). Kakà, de son vrai nom Ricardo Izecson dos Santos Leite, âgé de 25 ans, succède au palmarès au défenseur italien du Real Madrid Fabio Cannavaro, qui avait lui aussi réussi le doublé l'année dernière. "C'est une journée très spéciale pour moi. Quand j'étais petit, je rêvais d'être professionnel à Sao Paulo et de jouer avec la sélection brésilienne. Mais la Bible dit que la vie donne plus que nous le pouvons, et ça m'est arrivé", a déclaré Kakà après avoir reçu son trophée.

Véritable chef d'orchestre du secteur offensif milanais, le Brésilien, qui devrait prolonger son contrat avec l'AC Milan jusqu'en 2013 selon le club, vient également de remporter le titre de meilleur joueur du Mondial des clubs après la nouvelle victoire des Milanais dimanche contre les Argentins de Boca Juniors 4 à 2. Il a surtout survolé la Ligue des champions, compétition phare de l'année 2007 en l'absence de phase finale de Coupe du monde ou de Championnat d'Europe. Auteur de dix buts en C1, il a été l'un des grands acteurs de la finale remportée par l'AC Milan face à Liverpool (2-1) avec notamment une passe décisive pour Inzaghi sur le deuxième but des Rossoneri

# Postato martedì 18 dicembre 2007 14:07